Visite de Norwest

J’ai rendu visite NorWest, un lieu de lien où l’on vient être accueilli, écouté et entouré. Une rencontre qui m’a beaucoup touchée.

Un lieu ouvert à toutes et tous

Le Club NorWest est un « lieu de lien ». Il porte ce nom depuis le plan de relance post-Covid, mais il existe depuis plus de douze ans. Du lundi au vendredi, de 10 h à 16 h, toute personne qui sonne à la porte est accueillie. Sans question, sans candidature, sans référence.

C’est ce qui le distingue d’un hôpital de jour, où il faut poser sa candidature, ou de certaines maisons de quartier, qui demandent parfois des prérequis. Ici, on garde l’anonymat et le diagnostic ne compte pas.

L’asbl se situe dans le secteur de la santé mentale au sens le plus large : chacun peut voir sa santé mentale vaciller à un moment de sa vie. Le club offre une oreille attentive, sans contrainte et sans médicalisation. En moyenne, 27 personnes en passent la porte chaque jour.

Une deuxième famille

Pour beaucoup de membres, NorWest est un point de chute, une deuxième famille. Quand on vit seul, ou quand ses proches ne comprennent pas ce qu’on traverse, on y retrouve du contact humain. On y croise des personnes au parcours semblable, et d’autres très différentes : le club prône une mixité positive.

La vie du club est faite d’activités gratuites, souvent animées par les membres eux-mêmes : un atelier d’écriture, des jeux de société, des repas, un jardin dont chacun prend soin.

Personne n’est obligé de participer. « Sentez-vous libre d’être en lien ou non », dit-on ici. Certains membres plus solitaires ont surtout un lien fort avec la maison et son jardin. C’est aussi ça, le respect.

Pour plusieurs personnes rencontrées, ce lieu est tout simplement indispensable. Sans lui, il manquerait quelque chose à Jette et dans tout le Nord-Ouest de Bruxelles.

Un lieu qu’on construit ensemble

Je suis arrivée le jour de l’assemblée participative. C’est le moment où l’équipe et les volontaires se réunissent pour améliorer le lieu et le co-créer.

L’équipe réunit des salariés, des professionnels détachés par des structures partenaires, des bénévoles et des stagiaires. Ensemble, ils font beaucoup avec peu. Et ici, les membres ne sont pas de simples usagers : ils ont un réel impact.

Indispensables, mais fragiles

Le nombre de personnes qui fréquentent le club augmente chaque année. Pourtant, son avenir reste incertain.

NorWest n’est pas un cas isolé. Les sources de financement des lieux de lien sont très disparates, et certains ont dû fermer temporairement ou réduire leur activité.

Or ces lieux font partie de la continuité des soins. Les médecins peuvent en témoigner : ils permettent d’éviter des hospitalisations.

Mon engagement

Depuis mon élection au Parlement bruxellois, je plaide pour que la santé mentale devienne une priorité politique, à tous les niveaux de pouvoir. Les lieux de lien comme NorWest sont en première ligne : ils accueillent, avant que la situation ne devienne une urgence.

Cette visite me conforte dans plusieurs combats :

  • donner aux lieux de lien un vrai cadre légal, comme le propose la Ligue bruxelloise pour la santé mentale ;
  • passer à un financement pluriannuel, pour que les équipes puissent travailler sereinement ;
  • faire travailler ensemble les différents ministres concernés, car ces lieux touchent à la santé, au social et à la cohésion sociale.

Merci

Un grand merci à Niels Osselaer et à toute l’équipe du Club NorWest pour leur accueil chaleureux. Merci aussi aux membres et aux volontaires pour leur franchise et leur confiance.

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