La presse a de nouveau relaté de nombreux témoignages d’agressions sexuelles et d’humiliation lors de consultations gynécologiques. Les violences gynécologiques et obstétricales ne sont pas un phénomène nouveau. Pourtant, ces violences restent insuffisamment reconnues et prises en charge.
Plusieurs obstacles expliquent cette cela, comme la méconnaissance des enjeux liés au genre, le sexisme qui se perpétue et la banalisation de certains comportements.
La prise en charge des victimes est également insuffisante et beaucoup de patientes doivent elles-mêmes se prendre en charge et dénoncer les praticiens. Le but n’est pas de stigmatiser toute la profession mais j’insiste sur les lacunes concernant l’orientation et la prise en charge des victimes.
La sensibilisation а cet enjeu est également importante : les violences gynécologiques et obstétricales restent encore peu reconnues. Après des signalements, certaines patientes ont continué à être adressées à des praticiens réputés « bons » malgré des comportements connus. Cette dynamique de pouvoir asymétrique a permis à des comportements abusifs de se perpétuer pendant des années sans sanction.
Les victimes rencontrent encore de nombreux obstacles pour signaler ces violences. | | faut encourager à porter plainte, mais il faut aussi garantir que les victimes soient correctement accompagnées dans leur démarche.
Retrouvez mon intervention en plénière à ce sujet : https://www.youtube.com/live/cpKZaKXPyAU?si=Khs7AN-1BCZ82EOH&t=8680
