Une question qui me préoccupe depuis longtemps
Lors d’une précédente commission, j’ai eu l’occasion d’échanger avec le Ministre compétent au sujet des initiatives en matière de réduction de gaz à effet de serre des hôpitaux bruxellois. Aujourd’hui, je suis revenue sur cette thématique qui me semble cruciale pour notre région bruxelloise.
Comment nos hôpitaux peuvent-ils réduire leurs émissions de gaz à effet de serre sans compromettre la sécurité des patients ?
Ce n’est pas une question nouvelle, mais elle gagne en urgence.
Le poids environnemental des soins de santé
Le secteur de la santé en Belgique est responsable de 5% des émissions nationales de gaz à effet de serre. Et voici ce qui me préoccupe particulièrement : plus de la moitié de ces émissions proviennent des hôpitaux eux-mêmes.
Vivalis a relayé un appel à projets : « Reducing Single-Use in Hospitals (ReSUH) ».
- Budget total : 600 000 euros du SPF Santé publique
- Subventionnement : jusqu’à 80% des coûts éligibles
- Objectif : réduire l’usage des produits médicaux à usage unique
Des émissions nettes nulles dans le secteur de la santé d’ici 2050
Je dois rappeler que la Belgique s’est engagée à atteindre des émissions nettes nulles dans le secteur de la santé d’ici 2050.
D’un côté, les produits médicaux à usage unique répondent à des impératifs stricts de sécurité et d’hygiène. Ces normes existent pour protéger les patients et les soignants.
De l’autre côté, la consommation massive de ces produits génère des impacts environnementaux considérables :
- Accumulation de déchets médicaux complexes et difficiles à valoriser
- Consommation de ressources non renouvelables (pétrole, minéraux)
- Émissions carbone liées à la production, au transport et au traitement
- Contribution à la pollution des océans et des écosystèmes terrestres
Comment sortir de cette impasse ? Je suis persuadé que nous avons besoin d’innovation et d’expérimentation, et qu’il faut encourager ce type d’appel à projet.
Plusieurs hôpitaux bruxellois prennent déjà les devants. Certains ont lancé des démarches de certification environnementale, d’autres expérimentent des produits réutilisables ou des alternatives moins polluantes.
La transition vers des soins moins polluants ne peut pas se faire de manière isolée.
Le rôle important de la COCOM
J’ai donc interrogé le Ministre sur le rôle de coordination et d’accompagnement que peut jouer la COCOM, qui me semble essentiel.
Vous pouvez retrouver ma question ici : https://www.parlement.brussels/weblex-quest-det/?moncode=106274&montitre=&base=2
